Scoring de mobilité : premiers résultats pour structurer la réflexion


Ce sont les questions explorées au sein du groupe de travail « Score de mobilité » de la Fédération MIDOC. Lors d’un premier atelier organisé en mars 2026, des chercheurs de plusieurs disciplines (droit, géographie, informatique, sciences de gestion, sciences de l’information et de la communication) ont partagé leurs points de vue et leurs travaux autour de cette notion de score de mobilité.

Les échanges montrent que la mobilité ne se résume pas à une seule dimension. Temps de trajet, coût, impact environnemental, accessibilité, sécurité, confort ou encore usages : plusieurs facteurs entrent en jeu, avec des enjeux différents selon que l’on se place du point de vue d’un usager, d’une collectivité ou d’un opérateur de transport.

Poser les bases d’un futur score

Pour faire avancer la réflexion, la Fédération soutient un stage de recherche mené par Madone Gnassounou, étudiante en première année de Master Transport, Mobilité et Réseaux à l’Université de Montpellier Paul-Valéry.

Son objectif a été de réaliser un état de l’art des indicateurs existants, d’identifier les données disponibles et de proposer une première organisation des facteurs pour contribuer à la construction d’un score de mobilité.

Les premiers résultats ont été présentés lors d’une nouvelle matinée de travail organisée ce 10 juin, qui a réuni les membres du groupe de travail.

Trois grandes familles d’indicateurs identifiées

Les travaux réalisés jusqu’à présent mettent en évidence trois grandes dimensions complémentaires.

La première concerne les enjeux environnementaux, avec des indicateurs tels que les émissions de CO₂, la qualité de l’air, le bruit ou encore la consommation de ressources.

La deuxième porte sur les dimensions sociales : coût des déplacements, accessibilité pour différents publics, inclusion ou sécurité.

Enfin, la troisième dimension s’intéresse à l’efficacité des mobilités, à travers des critères comme les temps de parcours, l’accessibilité des services ou la qualité globale des déplacements proposés.

Identifier les données disponibles

Au-delà des indicateurs eux-mêmes, une part importante du travail consiste à identifier les données permettant de les calculer.

Ces premiers résultats sont un point de départ pour la suite de la réflexion. Les prochaines étapes chercheront à enrichir l’inventaire des données disponibles, à mieux comprendre les liens entre les différents indicateurs et à explorer la manière dont ils pourraient être combinés dans un futur « score de mobilité ».

L’objectif n’est pas seulement de mesurer les mobilités, mais aussi de mieux les comprendre pour éclairer les choix des citoyens, des collectivités et des acteurs du transport.

Un score pour qui et pour quoi ?

Les échanges soulignent que la construction d’un score de mobilité ne peut être dissociée de ses usages. Un indicateur destiné à un citoyen souhaitant comparer différentes solutions de déplacement ne répond pas aux mêmes besoins qu’un outil d’aide à la décision pour une collectivité ou un opérateur de transport.

L’importance des facteurs humains et contextuels ont été mis en évidence : âge, capacités de déplacement, localisation géographique, disponibilité des alternatives de transport ou encore besoins de mobilité. Ces éléments jouent un rôle important dans l’interprétation d’un futur score et dans sa capacité à accompagner réellement les changements de comportement.