Comment mieux comprendre les déplacements quotidiens sur un campus universitaire ?
Marche, vélo, trottinette, transports en commun, voiture,… les mobilités sont nombreuses, variées et difficiles à observer avec précision. C’est dans cette perspective que le projet CampMob, soutenu par la Fédération MIDOC, adopte une approche innovante pour analyser les mobilités sur le campus Toulouse Rangueil.
L’objectif est de mieux comprendre les flux réels de déplacement pour accompagner la transition vers des mobilités plus durables et d’aider à la conception d’espaces universitaires mieux adaptés aux usages.
La dynamique de recherche interdisciplinaire autour de CampMob réunit notamment l’IRIT, le LAGAM et l’ONERA.
La campagne de captations vidéo actuellement menée sur le campus est réalisée par Bruno Dato et Louis Laurens dans le cadre de leurs travaux de recherche sur la modélisation des usagers et des mobilités, au sein du projet JuMob : Jumeau numérique des Mobilités.
Observer les mobilités au plus près du terrain
Le campus de Rangueil est un terrain d’étude intéressant : forte fréquentation, diversité des usagers, coexistence de modes de transport et enjeux importants liés aux mobilités actives.
Pour analyser ces déplacements, le projet combine plusieurs sources de données complémentaires : observations de terrain, données géographiques, informations issues des réseaux de transport et données de flux collectées directement sur le campus.
Cette approche permet d’obtenir une vision plus fine des usages réels et des interactions entre les différents types de mobilité.

Une méthode innovante : l’analyse vidéo des flux
Pour mieux analyser les déplacements, une campagne de captations vidéo est menée, ce printemps, sur plusieurs points stratégiques du campus.
Des caméras mobiles permettent d’observer les déplacements à différentes heures de la journée. Les vidéos sont ensuite analysées grâce à un outil de comptage automatisé capable d’identifier les flux de piétons, vélos ou véhicules selon leur sens de circulation.
Cette méthode offre une alternative légère, mobile et fiable pour produire des données de flux précises, tout en respectant les exigences de protection des données personnelles.

De la donnée à la simulation
Les données collectées ne servent pas uniquement à observer l’existant : elles ont pour but d’alimenter un modèle de simulation des mobilités développé pour représenter le fonctionnement quotidien du campus.
Cette géosimulation permet de mieux comprendre les comportements de déplacement, d’identifier les points de congestion ou les zones sensibles, de tester différents scénarios d’aménagement…
À plus long terme, ces travaux contribueront au développement d’un jumeau numérique du campus, capable d’aider à la décision pour des politiques de mobilité plus durables. Comprendre comment nous nous déplaçons aujourd’hui, c’est mieux préparer les mobilités de demain.
